Structure

Grand-voile d’un gréement bermudien

Une voile est caractérisée principalement par sa forme, son grammage et le(s) matériau(x) dont elle est composée.

Les trois angles de la voile (sur une voile à forme triangulaire) ont une appellation spécifique :

  • Le point de drisse (1) désigne l’angle situé au sommet de la voile une fois celle-ci hissée : c’est l’endroit où la drisse est frappée.
  • Le point d’amure (10) désigne l’angle attaché au point fixe du bateau : lorsque la voile est en position, le point d’amure est sur l’avant du bateau.
  • Le point d’écoute (12) désigne l’angle de la voile auquel est frappée l’écoute (foc) ou non loin duquel est passée l’écoute (grand-voile)

Chacune des extrémités de la voile reçoit un renfort (3) constitué de plusieurs épaisseurs de tissus cousues ensembles parfois renforcées par une structure rigide. La têtière (3) est la partie renforcée de l’extrémité supérieure de la voile. Un œillet situé à chacun des angles permet de fixer la voile au gréement.

Les côtés d’une voile triangulaire sont :

  • La bordure (11), encore appelée l’envergure, car souvent reliée à une vergue (ici la bôme) est le côté de la voile parallèle au pont : c’est le bas de la voile lorsque celle-ci est hissée.
  • Le guindant (6) est le côté de la voile solidaire de l’étai (foc) ou du mât (grand-voile)
  • La chute (5) est le côté de la voile situé vers l’arrière, toujours libre : sa tension est réglée par un nerf de chute (8)

Sur la grand-voile la tension de la bordure (passée dans la bôme) et du guindant est modulée selon la force du vent. Plus la voile est « étarquée », plus elle est plate et inversement. Ceci permet d’adapter le creux à la pression du vent qui s’exerce sur elle.

Sur la grand-voile (sur les voiles d’avant c’est beaucoup plus rare depuis l’avènement des focs et trinquettes à enrouleurs) on trouve également 2 à 3 bandes de ris (9) – zones horizontales en partie renforcées et comportant des œillets aux extrémités qui sont utilisées pour réduire la surface de la grand-voile lorsque le vent forcit (prise de ris)

Une voile est généralement composée de laizes (7) bandes de tissus cousues, découpées de manière à répartir l’effort en faisant éventuellement varier le grammage et positionner le creux de la voile (une voile n’est pas plate sauf s’il s’agit d’une voile de tempête comme le tourmentin).

Les voiles les plus performantes ne sont plus en textile tissés et cousues, mais elles sont en fibre de carbone ou d’aramide, qui est un composite de fibres polymérisées qui leur donne plus de résistance et de légèreté, la voile ne se déformant pas tout en étant plus légère. Il y a trois fabricants de voiles en fibre de carbone dans le monde : l’américain North Sails, le Français Incidence et le Néo-Zélandais Doyle Stratis

La chute des grand-voiles modernes est arrondie : c’est le rond de chute qui est autorisé par 3 à 4 lattes (4). Sur les voiliers très rapides, la voile peut aussi être complètement lattée, la tension des dites lattes permettant d’obtenir très exactement le profil souhaité.

Le guindant de la grand-voile est rendu solidaire du mât soit grâce à des coulisseaux (2) fixés à la voile et passés dans la gorge du mât soit grâce à une ralingue (c’est-à-dire un cordage cousu le long de la voile). La bordure de la grand-voile est également tenue par une ralingue ou un/des coulisseau(x) passés dans la gorge de la bôme.

Sur un spinnaker (spi), symétrique par définition, le point de drisse est clair tandis que les deux autres points sont ceux d’amure et d’écoute. Ils peuvent être assujettis par un tangon. Quand le point est côté tangon il est appelé point d’amure, l’autre point est appelé point d’écoute. On les échange au moment de l’empannage.

source Wikipedia

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